Tongues Untied

de Marlon Riggs | Samedi 29 novembre 2014 à 13h30 | MK2 Beaubourg . Réservez !
Dans la même séance, projection de Un Chant d’amour (26’ de Jean Genet) et de Jean Genet parle d’Angela Davis (8’ de Carole Roussopoulos)
En partenariat avec le soutien de l’ambassade des USA à Paris AmbUSA et du Festival des films LGBT d’Afrique et de ses diasporas MassiMadi BuxellesMassimadiCA.

« « Des hommes noirs aimant d’autres hommes est L’ACTE révolutionnaire » proclame ici Marlon Riggs, cinéaste, poète, et activiste afro-américain mort du sida en 1994, l’une des figures phares du new black queer cinema. Mêlant des récits personnels, des poèmes d’Essex Hemphill, de Steve Langley et d’ Alan Miller, des chansons de Nina Simone et de Roberta Flack, des performances rap issues de la culture des ballrooms et du voguing, « Tongues Untied » donne le ton et ouvre la voix. « J’étais un homme invisible, je n’avais ni ombre, ni substance, ni place, ni histoire, ni reflet ». Avec cette œuvre inclassable, aussi musicale que visuelle, Marlon Riggs hisse l’étendard d’une identité double qui, avant lui, pouvait être perçue comme contradictoire : celle des gays afro-américains. »

Réalisé pour la télévision, « Tongues Untied » a déclenché, lors de sa diffusion, l’hystérie des gardiens de l’ordre moral américain, qui y ont vu un film « pornographique » et ont déployé une énergie folle pour le faire déprogrammer des chaînes commanditaires. En vain puisque l’œuvre de Marlon Riggs est aujourd’hui l’une des pierres angulaires de la culture gay, une icône en son genre.



Titre 2 : Langues déliées
USA | 1989 | 55’
Documentaire | Tous publics
VO Anglais ST Français
Réalisation : Marlon Riggs
Avec des poèmes de : Essex Hemphill, Steve Langley, Alan Miller
et des chansons de : Nina Simone, Roberta Flack

Scénario : Marlon Riggs
Image : Marlon Riggs
Montage : Marlon Riggs
Production : Marlon Riggs
Distribution : Frameline
Distinctions : Los Angeles Film Critics Award et Meilleur documentaire à la Berlinale

Dans la même séance, projection de :

Un Chant d’amour

de Jean Genet

« Depuis leurs cellules, deux prisonniers entretiennent une relation amoureuse torride grâce à un minuscule trou percé dans le mur qui les sépare. Sous l’œil de leur geôlier collé au judas, les deux détenus se livrent à leurs jeux sensuels, érotiques, bruts et rugueux. Poème visuel, à mi-chemin entre le songe et la réalité, entre l’introspection autobiographique et la mise en scène d’un sentiment amoureux alors interdit, Jean Genet ouvre la porte de l’imaginaire à cette idylle carcérale. Quand Jean Genet tourne son film, en 1950, l’homosexualité est encore sévèrement réprimée par des peines pouvant aller jusqu’à la prison. « Un chant d’amour » devra attendre 25 ans avant d’être distribué. »

« Le cinéma est en effet essentiellement impudique » nous dit Jean Genet. « Puisque la caméra a cette faculté de grossir les gestes, servons-nous d’elle qui peut ouvrir une braguette et en fouiller les secrets. Si je le juge nécessaire, je ne m’en priverai pas. »

France | 1950 (Sortie nationale 1975) | 26’
Fiction | – 16 ans
Muet
Réalisation et scénario : Jean Genet

Interprétation : Lucien Sénémaud, Coco Le Martiniquais, Gavin Bryars, Java
Images : Jacques Natteau, Jean Cocteau (non crédité)
Production : Argos Films (Nikos Papatakis)

Dans la même séance, projection de :

Jean Genet parle d’Angela Davis

de Carole Roussopoulos

« Au lendemain de l’arrestation d’Angela Davis (octobre 1970), Jean Genet lit un texte de dénonciation de la politique raciste des États-Unis, de soutien au parti des Black Panthers et à Angela Davis pour une émission de télévision qui sera totalement censurée. »

France | 1970 | 8’
Documentaire | Tous publics
VF
Réalisation : Carole Roussopoulos

Avec : Jean Genet
Distribution : Centre Audiovisuel Simone de Beauvoir